Talibé: ein westafrikanisches Phänomen!
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Talibé : un phénomène ouest-africain !

Les talibés sont les élèves d’un Daara. La relation entre ce mot et les talibans n’est pas une coïncidence. Talib signifie en fait étudiant. Leurs professeurs sont appelés marabouts. Sous l’apparence d’un centre éducatif se cachent des internats exploiteurs dont les élèves sont souvent élevés sous la contrainte et encouragés à mendier.

Les Daara sont répandus dans toute l’Afrique de l’Ouest et sont actifs depuis plusieurs centaines d’années. Ils étaient autrefois principalement utilisés pour assurer une éducation de base aux garçons des campagnes. Aujourd’hui, ils se consacrent à l’éducation religieuse islamique, notamment à l’apprentissage et à la récitation des sourates coraniques.

Avec la colonisation et l’exode rural, les Daara ont migré vers les villes et ont parfois adopté un système d’exploitation.
Les talibés sont souvent recrutés à l’étranger (par exemple en Guinée-Bissau) et sont privés de tous leurs droits fondamentaux, notamment d’être enchaînés jusqu’à ce qu’ils s’habituent au Daara.
Les raisons pour lesquelles les garçons ont été abandonnés sont la bonne foi et les difficultés économiques de la famille.
Ces enfants n’ont pas leur place dans la rue !Rapport de Human Rights Watch 2019
Le Sénégal dispose de lois qui criminalisent la maltraitance des enfants, la négligence intentionnelle, la privation de liberté, la traite des êtres humains et la mendicité forcée.
Cependant, ces sanctions ne sont pas appliquées aux Daara.
Notre voyage
Keur Massar, un quartier de Dakar, est devenu la destination de notre voyage dans la dure et chaleureuse réalité de la vie en marge de la société ouest-africaine.

Nous avons eu accès aux talibés aux abords de l’immense décharge de Dakar, avons pu discuter avec les chefs des Daara et prendre contact avec de nombreuses familles de la région. Notre idée est née de cela.
Ce qu’il faut faire? !
Nous ne pouvons pas changer les structures des daaras traditionnels. Mais nous pouvons faire quelque chose pour les enfants.

Un endroit sûr – une journée portes ouvertes
Un lieu sûr est prévu, une journée portes ouvertes pour les talibés à Dakar. Nous aimerions louer un appartement à proximité de certains Daara. Là, les enfants devraient pouvoir se laver, manger et jouer. Nous souhaitons également introduire des soins de santé de base pour les talibés (soins des plaies, traitement contre les parasites et les infections).
Le chemin pour démarrer le projet
Le chemin pour réaliser un tel projet est semé d’embûches. Le loyer, les frais de fonctionnement, l’ameublement d’un appartement et l’embauche d’un soignant nécessitent un financement continu. Nous prévoyons un minimum de 500 € par mois.
Pour le soutien de projets locaux, nous avons contacté des partenaires locaux expérimentés.
Est-ce que vous participez ?
Nous avons besoin d’un soutien mensuel pour notre journée portes ouvertes. Votre engagement pour (au moins) 20 € par mois nous rapproche de notre objectif.
Le projet démarre lorsque nous avons trouvé suffisamment de supporters. C’est seulement alors que votre engagement deviendra effectif.
Vous pouvez vous inscrire au projet ici !
Vous pouvez enregistrer votre participation à notre projet prévu en utilisant notre formulaire Web.
Vos dons sont déductibles des impôts et vous recevrez de notre part un reçu de don au début de l’année suivante.

Talibé sind Schüler einer Daara. Die Wortverwandschaft zu den Taliban ist nicht zufällig. Talib heißt eigentlich Schüler. Ihre Lehrer werden Marabout genannt. Unter dem Mantel eines Bildungszentrums verstecken sich ausbeuterische Internate, deren Schüler oft unter Zwang erzogen und zum Betteln angehalten werden.

Daara‘s sind in ganz Westafrika verbreitet und seit mehreren hundert Jahren aktiv. Sie dienten einst v.a. der grundlegenden Bildung von Jungen auf dem Land. Heute widmen sie sich dem islamischen Religionsunterricht, insbesondere dem Erlernen und Rezitieren von Koransuren.

Mit der Kolonisierung und der Landflucht wanderten die Daara‘s in Städte und änderten sich teilweise zu einem ausbeuterischen System.
Rekrutiert werden Talibé oft im Ausland (z.B. Guinea-Bissau) und aller grundlegenden Rechte beraubt – bis hin zum Anketten, bis sie sich an die Daara ‚gewöhnt‘ haben.
Die Gründe für die Weggabe der Jungen sind guter Glaube und wirtschaftliche Not der Familie.
These Children don’t belong in the streets!
Bericht von Human Rights Watch 2019
Im Senegal existieren Gesetze, die Kindesmissbrauch, absichtliche Vernachlässigung, Freiheitsberaubung und Menschenhandel sowie Zwang zum Betteln unter Strafe stellen.
Gegen Daara‘s werden diese Strafen aber nicht durchgesetzt.
Unsere Reise
Keur Massar, ein Stadtviertel in Dakar, wurde Ziel unserer Reise in die gleichsam harte und herzliche Lebenswirklichkeit am Rande der westafrikanischen Gesellschaft.

Wir erhielten Zugang zu den Talibé am Rande der riesigen Deponie von Dakar, konnten mit den Leitern der Daara‘s sprechen und Kontakt zu zahlreichen Familien im Viertel aufnehmen. Daraus entwickelte sich unsere Idee.
Was tun? !
Die Strukturen der traditionellen Daara‘s können wir nicht ändern. Aber für die Kinder können wir etwas tun.

Ein sicherer Ort – ein offenes Haus: Bant Mam Yallah (Gottes Kinder)
Nach langen Vorbereitungen ist es so weit: wir finanzieren ein offenes Haus für Talibé . Wir haben eine Wohnung in der Nähe zu einigen Daara‘s angemietet. Dort können sich die Kinder waschen, etwas essen und spielen. Auch eine basale Gesundheitsversorgung für Talibé (Wundversorgung, Behandlung gegen Parasiten und Infektionen) haben wir gerne auf den Weg gebracht.
Unsere Partner
Ohne eine Organisation vor Ort wäre dieses Projekt nicht möglich. Unsere Partner nennen sich Semper Paratus Server (SPS). Sie identifizieren sich mit unseren Zielen und haben das Projekt in ihre Hand genommen.

Der Weg zum Projektstart
Der Weg zur Realisierung eines solchen Vorhabens war steinig. Miete, laufende Kosten, Ausstattung einer Wohnung und Anstellung einer Betreuungskraft erfordern eine kontinuierliche Finanzierung. Zur Zeit bringt unser Verein 750€ pro Monat auf, um das Projekt zu finanzieren – mehr als wir zur Zeit refinanzieren können!
Banté Mame Yallah: Gottes Kinder
In enger Kooperation mit unserem Partner vor Ort, dem Verein SPS, haben wir einen sicheren Ort, ein Haus für Talibé in Thiès geschaffen. Es heißt Banté Mame Yallah (in etwa ‚Gottes Kinder‘) – ein offenes Zentrum für Talibé, das ihnen Essen, Kleidung, Hygiene, Spiel und Gespräch bietet. Pfadfinder der Stadt arbeiten ehrenamtlich für das Zentrum, das von bis zu 100 Kindern besucht wird.
Für unser offenes Haus benötigen wir noch Unterstützung. Deine Zusage für 20€ oder mehr im Monat bringt uns unserem Ziel der Vollfinanzierung näher.
Über unser Web-Formular kannst Du Deine Beteiligung an unserem geplanten Projekt anmelden. Deine Zuwendungen sind steuerlich abzugsfähig, Du erhältst von uns am Anfang jedes Folgejahres eine Spendenquittung.
Hier kannst Du Dich für das Projekt eintragen!
